viernes, 12 de junio de 2009

Desde Neiva hacia Cartago de nuevo


Después de Villavieja
estuvimos en Neiva
con "Jácaro"
un escultor que le jaló durante mucho tiempo a la pesca
y que se conoce bien el río.
Estaba muy ocupado preparando las carrozas para el "San Pedro"
pero nos sacó un tiempo y fuimos juntos por el río...
Él nos contó muchas cosas
sobretodo el "don" que tiene para rescatar los cuerpos,
incluso de ahogados en los que él descubrió rostros amigos...
Despues lo dejamos con las fiestas
para irnos hasta Cartago
que no queda para nada al lado del río magdalena,
pero el río Cauca es su hermano menor.
Alors pour aller à Cartago
il faut traverser la cordillère centrale
et passer à côté des neiges éternelles
comme "el nevado del Ruiz",
que voici...


La montée en voiture est rude
on doit passer "el alto de la línea"
souvent couvert de brouillard
et derrière une longue file de camions...
Une remonté lente et à être concentré...
Mais on a eu de la chance:
il a fait beau et sourtout
c'était le jour dupassage du tour de Colombie.
Les cyclistes allaient faire le même parcours
quelques heures après
et la police empêchait aux camions de monter
pendant qu'on filait vers le sommet...

Este es el premio de montaña hacia la línea que nos ganamos meritoriamente...
Entendimos porque estabamos cubiertos de puntitos rojos desde hace tres meses:
los mosquitos predicen el futuro...
Bueno
solo falto algo de público para apoyarnos en el esfuerzo
pero la subida a la línea la hicimos en tiempo record
porque no había ni un solo camión...
El retorno es otra historia.
Y aqui estamos con María Isabel y su marido Luis Eduardo,
acompañados de Yorlady
la artista pereirana con la que trabaja Gabriel...
Pasamos un día extraordinario
rodando
y charlando,
con tiempo y tranquilidad
y mucho afecto.



María Isabel garde une maison de campagne
à côté du Cauca
où elle a vu des centaines des corps passer...
Elle les a décrit un à un
et travaille sur un texte qui s'appelle
"funerales en el cauca"
que j'aimerais beaucoup faire lire...
En tout cas,
elle l'a déjà fait pour le film...

Tiempo de baño

Hasta ahora no nos habíamos bañado en el río,
los sitios que habíamos visto no se prestaban demasiado.
Pero con Gilbert,
un joven del resguardo del desierto de la tatacoa,
dimos el pasito.
Nos llevó a un sitio medio pando de unos metros
del que no se podía salir porque la corriente era fuerte
y el resto del río profundo
y nos divertimos a contradecir al río...
Nadie ganó,
la corriente era efectivamente fuerte
y nos quedó imposible mantenernos en el mismo lugar.



Gilbert est un jeune indien
du "resguardo" de la Tatacoa.
"Resguardo" est une extention de terre qui appartient à une collectivité d'indiens.
Il nous a fait découvrir les tombes et les ruines des habitations de ses ancêtres...
Il avait sur lui trois beaux bracelets verts et dorés
qu'il avait fait petit à petit avec toutes ses découvertes de pierres précieuses des indiens dans la région.
Aprés l'avoir filmé ils nous a invité à nous baigner dans le Magdalena,
et on l'a fait pour la première fois...
Le courrant était trop fort,
impossible de se tenir debout dans le même endroit...
Voici donc le jeu que personne n'a gagné...

Puis,
il y a eu un petit moment pour la détente...
Et j'ai commencé à filer de conseils au futur champion du billard à
"tres bandas".
Dans tous les villages qu'on a visité on lui a mis les mêmes surnoms:
"le géometre", "le mathématicien" ou tout simplement "la terreur"...

lunes, 8 de junio de 2009

El Mohán...

Pues tranquilo Nicolás que no me esperaba a los saltos de Niagara pero con tantas brujerías quizás me esperaba encontrar a mi meiguita pero hasta ahora nada...

Donc le mohán...comment dire...

En fait c'est très dificile car depuis quelques temps il se montre très timide et de moins en moins de gens arrivent à le voir. Il semblerait qu'il habite dans les profondeurs du Rio Magdalena et qu'il vienne de temps en temps jouer des tours aux pêcheurs et aux jolies filles venant se baigner.
...
Et soudain, au bord de la route il nous ait apparu...



tout ce voyage pour finalement le rencontrer ici sur la place de l'Espinal, alors que nous étions passés devant déjà tant de fois... dois-je te remercier Nico de cette bonne excuse du film pour nous faire passer par tous les sites les plus magiques et magnifiques du pays ?
Entonces tantos kilometros para encontrarle en una plazita mientras estabamos bebiendo una avena... pues gracias Nicolás porque el pretexto era perfecto ya solo nos toca llegar al mar caribe para descansar de esa caza a las brujerías...


et pour ma sorcière bien aimée... je garde espoir

jueves, 4 de junio de 2009

En Acevedo

Vincent n'a pas encore osé sa description du Mohán,
à un mois de la fin du tournage
je commence à m'inquieter,
peut-être que j'aurais dû prendre le temps pour lui expliquer,
peut-être qu'il attend toujours de voir les chutes du Niagara
quelque part dans notre trajet...
Qui sait ?

Sinon nous avons atterri à Acevedo
un village qui vit du Café à quelques heures au nord-est de San Agustín
pour voir Rosa,
une paysanne Andaqui
qui a vecu beaucoup d'histoires
dont une rencontre avec El duende et le Mohán...
Notre accord il y a deux ans
avait été
de faire une bonne soupe de poulet
avec une poule que j'allais ramener...
Je lui ai dit: "la voici !
je veux te filmer en train de la déplumer,
elle m'a repondu je veux bien
mais toi aussi tu dois la déplumer...
Donc me voici en train de faire ça pour la première fois de ma vie...



Rosa me acuerda mucho de doña Carmen,
la misma manera de contar las historias,
el mismo humor
y uno se siente tan bien a su lado...
Creo que la mujer campesina tiene eso que el hombre esconde,
es generosa cuando entrega su confianza
y lo trata a uno como su igual,
no esconde una segunda intencion
ni intenta "tumbarlo" porque es un turista de plata
o un bogotano de otro mundo...
Es tan pero tan agradable sentirse iguales
en este pais en el que
la divina providencia
la camandula
y los meros machos
que controlan el pais como si fuesen fincas de hace dos siglos
nos dividen y aislan
con tanta facilidad...
Con doña Rosa pelar la gallina
como ella me enseña
es todo un placer
y aunque dudo
que sea capaz de repetir sus gestos
para hacer un sancocho tan bueno como el de ella
me agrado mucho que me explicara como hacerlo de A a Z...

Nous ne sommes resté que deux jours,
mais c'etait suffisant pour fêter
autour d'une bonne tarte
qu'on a partagé sans aucune symetrie,
tout pour nous
rien pour elle,
Rosa tient à nous gater en nous faisant manger tout ce qu'elle peut...
C'était une belle façon de passer l'après-midi...
la caméra est resté dans son sac...



Toto voulait un peu de ses fleurs
et Rosa est allée lui chercher
le plus grand bouquet que j'ai jamais vu...



Y a proposito de Toto
hoy lo dejamos en el terminal del Huila,
esperando la flota
con sus botas en la mochila
y todo el espacio
para ese ramillete tan grande como él...
Me lo imagino llegando a Bogotá y montándose en el Transmilenio repleto,
"permiso", "permiso"...



Et voici cette pierre que Rosa a nettoyée et soulignée pour nous,
une pierre à côté du fleuve
qui garde un message indien
dons nous avons quelques idées...

Qué piensan ustedes que significa ?

Últimos días en San Agustín



La fin de notre voyage à San Agustín
a été mouvementé...
à peine nous sommes descendus des cheveaux
qu'il a fallut courrir,
garder les bottes,
et partir avec José Obando,
un vieux paysan qui a fait de tout,
donc pêcheur à ses heures,
et qui a entendu la musique que le Mohán
jouait derrière les chutes d'eau...
Nous en avons trouvé une avec lui...

Y no tuvimos el tiempo
ni de bañarnos esta vez.
José Obando se sentó sobre una piedra
a contemplar la caida
y a rememorar las veces
en que frente a una
tres veces más alta
veía a una personita pequeña
tocar la guitarra o la flauta
toda la tarde...
Él rememoró para nosotros esos tiempos de antes
cuando era joven
y no dejaba perder una sola bestia en la montaña,
cuando salía de caza y volvía con presa,
cuando la pobreza no era tan dura
y siempre conseguía qué comer...



Et puis je crois
que maintentant c'est bien
d'expliquer qui est le mohán,
pour ceux qui ne savent pas
et qui malgré cela
suivent nos histoires...
Mais je crois que le plus indiqué pour le faire
est Vincent
(comme ça je m'assure qu'après tous ce temps
il a ccommencé à saisir qu'est-ce qu'on fait ici).

Y ahora
otro descubrimiento
en la serie
novedades desde San Agustín
una estatua milenaria,
más bien tres,
que representan algo que nos escapa...
Tal vez ustedes sepan qué...

Mais je commence à croire que Toto avec ce dessin
a voulu nous dire quelque chose
par rapport à notre système de tournage,
c'est vrai qu'on ne fait pas un video-clip
et qu'on tourne des longs plans,
mais de là à ne pas bouger...
Il faut voir Vincent comment il fait pour tenir la perche au même endroit
après une demi-heure du plan...



Y estamos festejando los diez mil kilometros del carrito
un prestamo de mis padre
para que el hijo no se quedara con los crespos hechos
y pudiera hacer la pelicula con la que sueña desde hace tres años
asi no haya podido coseguir los millones que cuesta alquilar una camioneta...
Gracias a mi madrecita
por dejarme rodar los 7000 kilometros
con este carrito
por las rutas de Colombia...
Un beso para ella...
Ip ip urraaaa....
(y no es demagogia)

domingo, 31 de mayo de 2009

Hacia las alturas del nacimiento del magdalena



Un abrazo para el padre
uno de los seguidores mas fieles de este blog
y que viaja con nosotros de esta manera
en la película que era sobre él
y se deslizó poco a poco a lo que es ahora.
Que no se preocupe porque en este lugar en el que estoy parado
él dió una charlita a unos estudiantes
hace mucho tiempo
yo era pequeño pero me impactó tanto
que algo hizo en mí
y hoy estoy aquí pensando en él
y en la misma pose
en que nos tomamos la foto juntos...
Bueno,
algo más serio
pero es el sol
que cae duro...

Et puis voilá qu'on est parti
de San Agustin vers les hauteurs
en suivant le parcours du Magdalena
à cheval.
Un voyage incroyable
entourés pour une vegetation vièrge
qui laissait la place juste pour marcher
sur le chemin millenaire
construit certainement par des mains indiens
en plusieurs générations...
Un voyage à faire absolument, j'amenerais ici Lila et Manon
sans la pression sur le dos de faire un film...
Mon cheval était costaud, "el negro",
capable de me porter
avec l'immanquable pied...
Un peu lourd à prendre à chaque fois que je voulais filmer...



Voici donc qui a essayé de me depaser à plusieurs reprises
mais il pouvait rien faire
tellement la route était étroite,
malgré ces annés d'experience comme jockey...



No llegamos hasta el nacimiento del rio
ya habíamos estado en la laguna a principios del rodaje,
pero nos econtramos con el magdalena en su version más primitiva
lleno de musgo
verde, negro y hasta rojo
con sus orillas repletas de densos árboles
y ni pescador ni casa a su lado, algo exepcional...
Nuestro guía fue Parmenides
uno de los guardaparques de esta zona hermosa
y gracias a él pudimos hacernos un caminito entre la frondosa vegetación
para acercarnos al río.



Y este es el punto máximo de llegada,
una caida de uno de los afluentes del magdalena...
no sé cuantos metros tenga...

Vincent disait 50 metres de chute,
moi et Parmeniedes 30 metres
on a laissé à 40 métres,
mais en fait
il s'agisait juste d'une petite portion...
L'emotion de se trouver devant
pour être trempé en quelques secondes,
ce bruit,
ce vert partout...
Je pars fatigué mais plein d'énérgie...

Desde la caida de la Gaitana a San Agustín



Nous sommes dans le même endroit
dont un "conquistador",
le nom m'echappe,
a prit vengeance
de la "Gaitana",
une belle femme
lider d'un groupe indienne Pijao
qui avait refusée ses avances.
Pour la punir,
el conquistador
avait jetté son fils dans le ravin
devant les yeux de la gaitana...
Sa vengeance à elle a été aussi cruel
dit l'histoire dont on nous racontent,
el conquistador a perdu ses yeux
pour être tiré par des chevaux
jusqu'à sa mort
Le lieu continue à servir pour la même chose,
des corps sont jettés du même point...

Algunos metros abajo
el Magdalena no para de moverse
y mientras se le mira
uno se marea un poco
y da unos pasitos atrás
para no correr la misma suerte del hijo de la Gaitana
arrojado por el conquistador
ni por las otras personas
mas recientemente arrojadas
en el último capítulo del nuestro pronto olvido,
tiempos cortos
que pescadores y chamanes
me recuerdan cuando les pregunto por el sitio
y que aún no han sido escrito como se debería...

Así fuimos llegando a San Agustín,
para descubrir la nueva estatuaria
postmoderna
y muy al gusto nadinospinesco




Voici donc la nouvelle statue trouvé par Vincent
lors d'un deplacement inocent
dans le parc de San Agustin
un des lieux que j'aime le plus de mon pays...